20/01/2012

Le jeu de l'ange- Zafon


Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l’offre inespérée d’un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n’en a jamais existé, « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués », en échange d’une fortune et, peut-être, de beaucoup plus.
Mais du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu’il aime le plus au monde. En monnayant son talent d’écrivain, David aurait-il vendu son âme au Diable ?…
v  Avis personnel :

Voici ma 2eme lecture commune d’un livre de Zafon ! J’avais adoré « L’ombre du vent » mais j’avoue que ce roman m’a un peu déçue. Je reconnais toutes les belles qualités d’écriture de l’auteur, la fluidité de sa plume, l’ambiance prenante… mais je me suis ennuyée. J’ai trouvé que ce roman, en voulant trop rebondir, était finalement un peu mou. Je n’ai pas été envoûtée par l’action et je me suis un peu perdue dedans… Enfin, je ne regrette rien ! Cela reste un beau texte J

06/01/2012

Kafka sur le rivage - Haruki Murakami


Résumé :
Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité.



v  Avis personnel :
Je n’avais entendu que des bons échos sur ce livre, aussi bien sur les forums que par des amis qui ont lu ses livres. J’avoue être très mitigée : je reconnais que l’auteur m’a plongée dans un univers hors du commun, mais je ne peux pas dire que j’ai vraiment accroché. J’ai trouvé la lecture longue et décousue. En gros, j’ai l’impression d’être passée à côté de quelque chose car je n’adhère pas à cet engoûment.

v  L’alternance des récits :
J’ai trouvé que l’alternance des deux récits : celui de Kafka Tamura et celui de Nakata était une bonne idée, même si ce n’est pas une grande nouveauté littéraire. Toutefois, il y a de nombreux éléments qui restent en suspens, ce qui me dérange. Qu’en est-il du récit des enfants de la montagne ? Pourquoi Nakata peut-il parler aux chats ? Où est le lien ? Qu’en est-il du père de Kakfa et des âmes des chats ?
Je n’aime pas rester sur ma faim comme cela. Je suis peut-être trop cartésienne mais je n’ai pas compris.

v  Une tragédie grecque moderne :
Le fil conducteur de ce texte me semble être profondément lié à la tragédie grecque : Kafka fugue car il a entendu une sorte d’oracle, nous retrouvons sans cesse la tragédie œdipienne… J’ai toutefois été gênée par le langage extrêmement cru. Pour moi, les allusions sexuelles étaient gênantes et sans grand intérêt.
Comme toute tragédie, je pense que ce texte est très profond de sens. Mais j’avoue ne pas l’avoir saisie. Je reste à de simples constatations. J’ai eu beaucoup de mal à m’y retrouver quand Kafka et Melle Saeki couchent ensemble : était-ce un fantasme ? était-ce vrai ?

v  Métaphore & labyrinthe :
Voici une chose qui m’a beaucoup plu ! L’œuvre évoque souvent l’idée de la métaphore. Tout est métaphore dans notre monde, et il faut savoir les déchiffrer. Savoir ne pas tout prendre au premier degré mais voir au-delà des choses. Pour moi, ce livre est une métaphore. C’est certainement pour cela qu’il m’est insaisissable !
L’idée du labyrinthe est aussi très intéressante. Le labyrinthe est à la fois « réel » : à la fin du livre, lorsque le héros se retrouve dans une sorte de hors temps, et il est aussi métaphorique. Nous devons affronter notre labyrinthe intérieur. Belle idée, j’aime !

v  Un parcours initiatique
Ce roman est un roman d’initiation. Le héros entre de plein fouet dans la vie mais s’initie grâce aux différents personnages à l’histoire, à la lecture, à la musique… Il part en quête de ses origines et nous, nous accédons aussi aux origines du Japon et aux origines antiques par le biais de la tragédie. L’initiation passe aussi par l’acte sexuel.

v  Pour conclure…
Je reste sur ma faim ! Bila très mitigé… A mon sens, plusieurs lectures s’imposent pour comprendre ce livre, qui certes est très riche, mais n’en est pas moins opaque !



Ceci est une Lecture Commune que j'ai organisée ! Merci à tous les participants dont voici les chroniques !
- Elora
- Toons
- Stellade



28/12/2011

Baby Challenge 2012 : littérature contemporaine



Liste des oeuvres :

1-  La Couleur des sentiments de Kathryn Stockett
2-  De l'eau pour les éléphants de Sara Gruen
3-  L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon
4-  Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan
5-   Le Cercle des poètes disparus de Nancy H. Kleinbaum
6-  Oscar et la dame rose de Eric-Emmanuel Schmitt
7-  La Porte des Enfers de Laurent Gaudé (en cours)
8-  Kafka sur le rivage de Haruki Murakami  
9-  Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer
10-  La Saga Malaussène, tome 1 : Au bonheur des ogres de Daniel Pennac
11-  Ensemble, c'est tout de Anna Gavalda
12-  Une prière pour Owen de John Irving
13-   Le Monde Selon Garp de John Irving 
14-  L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera
15-  À Mélie, sans mélo de Barbara Constantine
16-  Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé
17-  Les Coeurs fêlés de Gayle Forman
18-  L'Enfant de Noé de Eric-Emmanuel Schmitt
19-  La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt
20-   Cosmétique de l'ennemi de Amélie Nothomb


Médailles :
Médaille d'or : 20/20
Médaille d'argent : 16/20
Médaille de bronze : 12/20
Médaille de chocolat : 8/20


Objectif :
> Je pars avec une moyenne de 3/20 (bientôt 4/20 !!!)
> Là aussi, je vais être modeste en visant une médaille en chocolat !

Progression :
31/12/2011 : Kafka sur le rivage, terminé ! mon dernier livre de l'année 2011 :)
4/03/12 : Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates !

Baby Challenge 2012 : drame


Liste des oeuvres :

1 ~ Elle s'appelait Sarah de Tatiana de Rosnay
2 ~ Les Cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini
3 ~ Le Comte de Monte-Cristo, tome 1 de Alexandre Dumas
4 ~ La Voleuse de livres de Markus Zusak
5 ~ Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee
6 ~ Là où j'irai de Gayle Forman
7 ~ Neige de Maxence Fermine
8 ~ La Jeune Fille à la perle de Tracy Chevalier
9 ~ Le Temps n'est rien / De toute éternité de Audrey Niffenegge
10 ~ Ne t'inquiète pas pour moi de Alice Kuipers
11 ~ L'Attentat de Yasmina Khadra
12 ~ PS : I love you de Cecelia Ahern
13 ~ Le Parfum de Patrick Süskind
14 ~ Le maître des illusions de Donna Tartt
15 ~ Le procès de Franz Kafka
16 ~ Le Liseur de Bernhard Schlink
17 ~ L'Homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle
18 ~ Junk de Melvin Burgess
19 ~ L'homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kennedy
20 ~ Le Vieil Homme et la Mer de Ernest Hemingway


Médailles :
Médaille d'or : 20/20
Médaille d'argent : 16/20
Médaille de bronze : 12/20
Médaille de chocolat : 8/20


Objectif :
> Je démarre le challenge avec 4/20 !
> Mon objectif va être modeste : je vise la médaille de chocolat !



Progression :
Mars 2012 : L'attentat 5/20





18/12/2011

Le monde de Sophie - Jostein Gaarder



Résumé :
Tout commence le jour où Sophie Amundsen, une jeune fille de quinze ans, trouve dans sa boîte une lettre qui lui est adressée, et sur laquelle n'est inscrite qu'une seule phrase : «Qui es-tu ?». Une seconde enveloppe lui parvient, et à l'intérieur un nouveau petit mot : «d'où vient le monde ?». L'expéditeur de ces lettres reste un mystère, mais les questions posées intriguent Sophie. C'est le début d'une étrange correspondance qui va plonger la jeune fille en quête de réponses dans une longue visite des principales figures de la philosophie... Ce roman initiatique a conquis des millions de lecteurs à travers le monde. Sans doute parce que Le monde de Sophie ne donne pas de réponses pré-fabriquées mais parce qu'il pose des questions, de vraies questions.


Avis personnel :

J'étais très enthousiaste à l'idée de lire ce livre, car je n'en ai entendu que de bonnes critiques. Et là, c'est la grosse désillusion, car je n'ai pas du tout apprécié ce pseudo cours de philo romancé. Je trouve que l'histoire de Sophie et de son interlocuteur secret est absolument factice et sans grand intérêt. J'avais espoir que leurs échanges évoluent, qu'il se passe une intrigue entre eux... et pas du tout ! C'est vraiment dommage, car l'idée était intéressante, mais à mon sens, n'a pas été bien exploitée car surfaite. Cet échange épistolier n'est qu'un prétexte.
Quant aux leçons philosophiques elles-mêmes, je les aies trouvées chiantes, pour tout avouer. Je n'ai pas aimé les métaphores et comparaisons utilisées pour expliquer les courants philosophiques. Ce la m'a davantage embrouillé. Tant qu'à faire, je préfère lire un vrai bouquin de philo chiant, au moins nous avons la vraie version de l'auteur.

Bon, une grosse déception. Un livre que je n'ai pas aimé. Mais je reste très contente de l'avoir lu !

19/09/2011

L'ombre du vent - Carlos Ruiz Zafon



Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du vent.

v Avis personnel

Un livre à lire ! Un livre merveilleux ! Magique ! J’ai adoré l’ambiance de ce roman, où le livre est un véritable personnage, au cœur de l’histoire. Quel lecteur n’a jamais rêvé de tomber sur le « Cimetière des Livres Oubliés » ? J’aime les différents niveaux de l’intrigue qui se croisent. Ce roman est très recherché au niveau de sa structure et de sa composition. Plus qu’un roman, cette œuvre est un poème ! L’écriture est très fluide et très agréable. Tous les thèmes s’entremêlent : amour de la lecture, amour des femmes, amour du pays, amitié, relations familiales, enquêtes…

v Des personnages contrastés
J’ai apprécié la variété des personnages rencontrés dans ce roman. Ce sont des personnages étoffés, qui portent en eux toutes les facettes de l’homme. Nous voyons l’évolution de Daniel, jeune garçon, amoureux des livres, jeune garçon amoureux de Clara, une belle illusion, jeune homme amant, adulte en quête de savoir… Les figures féminines sont intéressantes car elles représentent différents stade de l’amour : l’amour idéal, l’amour charnel, l’amour impossible, l’amour amical, etc. Fermin m’a particulièrement fait rire, par son côté décalé : ancien SDF passionné de littérature, archéologue des livres introuvables, ami et confident de Daniel, amant sans attache devenant amoureux transi ! Certains personnages sont marqués par le tragique et l’échec comme Pénélope, Nuria, Julian… L'Inspecteur Fumero  incarne la cruauté et le cynisme. L’Ombre du Vent mélange donc les registres : du comique nous passons au tragique, avec une grande délicatesse. Selon moi, l'auteur est un très bon marionnettiste, qui joue avec personnages !


Le pouvoir des mots, le pouvoir du livre

"Chaque livre, chaque volume que tu vois, a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit, et de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui".


"Les mots avec lesquels on empoisonne le coeur d'un enfant, par petitesse ou ignorance, restent enkystés dans sa mémoire, et, tôt ou tard, lui brûlent l'âme". 

L'arrière plan historique : la Guerre d'Espagne
J'avoue ne pas être très douée en histoire espagnole... donc je vais m'abstenir de longs commentaires... mais l'arrière plan historique m'a paru vraiment prenant. Avec le personnage de Fumero, nous voyons la cruauté des actes de violence, des injustices sociales, des représailles sans causes... 




v Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune sur le forum de Livr@ddict.

Vous pouvez voir les chroniques des autres participants :
Felina (organisatrice)





10/07/2011

La petite marchande de prose - Daniel Pennac




Benjamin Malaussène est déprimé. Entre sa soeur Clara qui a décidé d’épouser Clarence de Saint-Hiver, un vieux directeur de prison de 40 ans son aîné, divorcé deux fois. Clarence de Saint-Hiver croit à la réhabilitation des criminels par la création artistique mais est pourtant affreusement tué.
Il décide d’accepter la proposition incroyable de sa patronne, la reine Zabo, directrice des éditions du Talion. Elle lui propose l’Amour avec un grand A. Elle lui offre tout l’amour du monde, celui que seul un auteur chevronné peut posséder. Il va incarner l’immense auteur J.L.Babel, prolifique auteur de fadaises à succès dont personne ne connaît le visage mais dont les ventes stagnent et auraient bien besoin d’un bon coup de pub. Seulement, cette décision va le mener au devant de gros ennuis. Malaussène va payer le prix fort toutes les passions déchaînées par la parution d’un best-seller dont il est censé être l’auteur. 
Bejamin Malaussène découvre que J.L.B est Chabotte, le ministre de la Police. Une grande fête est organisée où le J.L.B joué par Malaussène est abattu par un tireur et va rester dans un coma prolongé. L’inspecteur divisionnaire Coudrier mène l’enquête, tandis que Malaussène est vengé par une série de meurtres qui sont l’œuvre de Julie, la femme qui aime Benjamin, mais aussi d’un tueur qui n’est autre que Krämer, détenu de la prison qui avait tué le directeur, alors que c’était Chabotte qui avait volé ses œuvres. 



« Votre commerce à vous, Zabo, Majesté des livres […] c’est le commerce des étoiles ! »


 v Avis personnel

Mon avis est quelque peu partagé. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le livre ; il m’aura fallu une bonne centaine de pages avant d’enfin « accrocher », mais après, impossible de « décrocher ».
C’est ce qui m’a dérangé qui m’a finalement le plus plu : les personnages sont complètement loufoques et les situations impossibles. Mais cette folie est poétique ! J’ai trouvé le milieu de l’édition particulièrement bien décrit. Pennac prend vivement position contre les auteurs commerciaux, contre la littérature mercantile…


v La famille Mallaussène

La Petite Marchande de Prose correspond au troisième tome de  « la Saga Malaussène », qui retrace l’évolution de la famille Malaussène. Les personnages de cette famille sont complètement farfelus : la mère est toujours absente, Benjamin, le grand frère, perd son identité pour se transformer en J.L.B, le chien est épileptique, Thérèse lit l’avenir dans les carte, le vieux Thian ne se sépare jamais de la petite Verdun, Jérémy veut mettre le feu au lycée… Les rapports des personnages entre eux sont marqués par l’amour : amour fraternel, amitié… J’ai particulièrement aimé la relation entre Julie et Benjamin, qui me semble bien refléter les rapports de couple : disputes, amour, jalousie… La vengeance de Julie est très touchante ! (et féminine^^)
Les chapitres V & VI du roman m’ont particulièrement émue. Benjamin est à l’hôpital, mourant. Nous entrons dans ses pensées alors qu’il ne peut plus s’exprimer. J’ai été touchée jusqu’aux larmes par ces quelques phrases  :
«  Quand la vie ne tient plus qu’à un fil, c’est fou le prix du fil ! »
« C’est toujours à la première personne du singulier qu’on meurt pour de bon. »
« Ce n’est plus le frère que vous venez voir ici, c’est la fraternité, ce n’est plus l’ami que tu visites, c’est l’amitié, ce n’est plus une personne qui vous attire dans cet hôpital, c’est la célébration d’un sentiment ».

v Un récit policier

Bien que ce roman ne soit pas un récit policier à proprement parler, nous retrouvons de nombreuses caractéristiques de ce genre. Entre les meurtres, les différentes enquêtes, la police, la prison, les fausses pistes… ce roman nous tient en halène ! Les victimes et les criminels se côtoient et nous nous rendons vite compte que les criminels sont aussi des victimes. Pennac nous propose une belle analyse de la société : méprise, complots, usurpation d’identité…


v La mise en abyme du roman : le travail de l’écriture

Tout d’abord, la prison de Saint-Hiver nous est présentée comme une utopie où les prisonniers peuvent laisser libre-court à leur imagination et à leur créativité. Krämer, un des prisonnier, est le véritable auteur des livres de JLB. Nous pouvons penser aux écrivains prisonniers comme Wilde, Villon, Verlaine… Se pose donc la question de la création dans un univers hostile.
Ensuite, le récit tourne autour de l’édition : la reine Zabo dirige de manière très autoritariste les éditions du Talion. Pennac prend vivement parti contre le mercantilisme des prix littéraires, contre la folie économique dans le domaine littéraire. C’est le personnage de JLB qui cristallise toute cette pensée avec son concept du « réalisme libéral ». J’ai particulièrement apprécié ces passages. Le livre doit faire rêver et non être un produit commercial !