28/03/2011

Dracula - Bram Stocker





Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. à son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres... Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d’inspiration inépuisable.

 v  Avis personnel
J’ai vraiment adoré ce livre ! Je l’ai dévoré ! Au départ, j’avais de gros à priori : je pensais que j’aurais peur mais au fait, pas du tout ! Au contraire, ce livre est captivant sans être effrayant ! Je le conseille à tous !

v Dracula, un récit fantastique
De nombreux éléments rattachent Dracula au genre fantastique : par exemple, l’on retrouve la présence du château de Dracula, des ruines hantées ou encore des apparitions surnaturelles... La particularité du fantastique, c’est qu’il entretient un climat d’ambigüité : nous ne savons jamais cela a réellement eu lieu ou si c’est le fruit de l’imagination ou du fantasme des personnage. C’est ce qui m’a particulièrement tenu en haleine !
Les personnages sont en lutte contre le fantastique : après avoir douté de la nature vampirique de Dracula, les protagonistes sont contraints d’accepter cette réalité surnaturelle et se constituent en coalition. Bram Stocker propose une vision très manichéenne du monde : d’un côté les forces du Bien, qui doivent anéantir le vampire et qui sont ébranlés par cette confrontation. Et de l’autre côté, se trouve l’autre entité, le Mal. Dracula est un être supérieur par sa force et ses dons, maléfique et presque indestructible. Puisque le vampire rejette la religion, le travail et la structure sociale, il est un sujet déviant, qui menace l’ordre établi ; il ne saurait donc être toléré. Les héros sortent grandis de leur rencontre avec le vampire : il leur aura permis de repousser leur limite et de se dépasser.

Dracula reprend et complète la tradition vampirique. Nous avons de nombreuses informations sur les caractéristiques de vampires : ils ont un corps, ils sortent de leurs tombes pour boire le sang de mortels afin de prolonger leur existence posthume, leurs victimes deviennent vampires à leur tour… Bram Stocker, par l’intermédiaire du Docteur Van Helsing nous propose des descriptions particulièrement intéressantes des vampires. Mais les histoires les plus subversives peuvent être racontées sous le couvert du surnaturel. La scène de séduction des trois femmes vampires exprime les fantasmes cachés.


 v La modernité de Dracula
Dracula est un récit à la première personne, mais c’est un récit polyphonique. Les personnages principaux tiennent un journal (Jonathan, Mina, Seward…) ou écrivent des lettres : le lecteur est ainsi invité à partager « en temps réel » les doutes, les frayeurs et les inquiétudes de chacun des personnages.
De plus, l’écriture à la première personne souligne l’importance du personnage dans le fantastique. Ce qui compte, ce sont moins les événements eux-mêmes que la façon dont les protagonistes les perçoivent. Les journaux et les lettres reflètent ainsi la conscience des personnages face aux événements étranges qui les ébranlent. Ce que nous savons du comte correspond ainsi à ce qu’en ont vu les personnages. Le jugement sur le vampire demeure l’élément principal du récit.

            Ce qui m’a particulièrement intéressé, et c’est aussi le point que je trouve le plus mystérieux du roman, c’est que le vampirisme est l’objet d’un discours médical et est aussi relié à la folie. Pour le Docteur Van Helsing, il faut croire aux choses incroyables ! C’est un roman qui s’interroge sur l’homme et sur la représentation du monde. Van Helsing veut faire admettre l’existence des vampires. Pour lui, la qualité première du scientifique est la manifestation d’un esprit ouvert : tout ce qui n’est pas rationnel ne doit pas nécessairement être considéré comme impossible. En faisant de Van Helsing un scientifique de renom, Bram Stocker donne donc au discours sur les vampires une caution scientifique.
            J’ai particulièrement été intriguée par le rôle que jouait le rôle de Mr Renfield, le fou soigné dans l’asile. Je n’ai pas de réponse à apporter, mais j’ai trouvé cela très mystérieux !


 v Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune sur le forum deLivr@ddict.



Vous pouvez voir les chroniques des autres participants :
Jotman, organisateur
isa1977
shaya
PetiteMarie
Furby71


v Dracula – Francis Ford Coppola


La lecture du livre m’a donnée envie de regarder le film de Coppola… chose faite ! Un très bon film malgré quelques longueurs et des images un peu surannées. Les acteurs sont particulièrement bien choisis. J’avais un peu peur de tomber sur un film d’horreur, mais pas du tout. La petite touche du réalisateur réside dans l’humanisation de Dracula : celui-ci a des sentiments pour Mina, qui sont réciproques.

1 commentaire:

  1. Comme ça, je vais pouvoir rajouter ton article à la liste des participants ! ^^
    Bonne continuation à ton blog !

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